
Les chercheurs étudient de plus en plus les effets possibles d’une exposition chronique aux nitrates dans l’eau potable. Voici ce que les recherches disent réellement aujourd’hui sur les risques po...

L’eau du robinet n’est pas forcément bonne pour notre santé. Plusieurs actualités ont dévoilés des cas d’intoxication. Le 19 septembre dernier, une étude réalisée par Radio France et France Bleu révèle que celle de Lille est problématique pour notre organisme.
En effet, les polluants éternels cancérigènes et interdits ont été retrouvés. La situation est particulièrement inquiétante, elle montre qu’il faut trouver des alternatives pour boire une eau saine.
Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) appelées polluants éternels représentent une famille de molécules synthétiques avec des propriétés uniques, notamment une stabilité chimique et thermique exceptionnelle. Cette résistance à la dégradation est due à la présence de liaisons carbone-fluor, parmi les plus fortes en chimie organique. Les PFAS regroupent plus de 4000 composés, dont l'acide perfluorooctanoïque (PFOA) et l'acide perfluorooctanesulfonique (PFOS).
Largement utilisés depuis les années 1950 dans de nombreux secteurs industriels et produits du quotidien, les PFAS sont exploités pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes et résistantes aux fortes chaleurs. On les retrouve ainsi dans les revêtements antiadhésifs des ustensiles de cuisine comme le Teflon, les emballages alimentaires, les mousses anti-incendie, les textiles imperméables ou encore les cosmétiques.
La persistance environnementale des PFAS et leur toxicité soulèvent d'importantes préoccupations sanitaires. Certains PFAS, comme le PFOA et le PFOS, sont classés cancérogènes (catégorie 2), reprotoxiques (catégorie 1B) et perturbateurs endocriniens. Ils sont associés à une augmentation du risque de cancers du rein et des testicules, à des troubles de la fertilité et du développement, ainsi qu'à des effets délétères sur la thyroïde et le foie.
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PFAS |
Utilisation |
Impacts sur la santé |
Seuil de toxicité (µg/L) |
|
PFOA |
Revêtements antiadhésifs |
Cancérogène, affecte la thyroïde |
0.10 |
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PFOS |
Mousses anti-incendie |
Cancérogène, affecte le foie |
0.20 |
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PFNA |
Emballages alimentaires |
Perturbateur endocrinien |
0.05 |
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PFDA |
Textiles imperméables |
Troubles de la fertilité |
0.01 |
Une enquête menée par France Bleu et la cellule d’investigation de Radio France, publiée le jeudi 19 septembre 2024, a révélé la présence d'une quantité importante de PFAS dans l'eau du robinet à Lille.
De plus, le PFHxS, un autre PFAS détecté, est aujourd'hui interdit en raison de sa toxicité sur la thyroïde et la fertilité.
Bien que les taux relevés soient inférieurs aux limites réglementaires françaises, fixées à 0,1 µg par litre d'eau distribuée, la Métropole européenne de Lille (MEL) reconnaît que deux des PFAS détectés sont plus préoccupants que les autres. Alain Bézirard, vice-président de la MEL en charge de la politique de l'eau, souligne la nécessité de rester vigilant et de vérifier qu'il n'y a pas d'augmentation des niveaux de contamination.
L'origine exacte de cette pollution n'a pas encore été identifiée, mais la MEL soupçonne l'existence d'une ancienne décharge publique. Des investigations sont en cours pour confirmer cette hypothèse et procéder à une dépollution du site.
Suite à la publication des résultats de l'enquête menée par France Bleu Nord et la cellule d’investigation de Radio France, l'Agence Régionale de Santé (ARS) et la Métropole européenne de Lille (MEL) ont tenté de réconforter la population sur la qualité par rapport à l'eau du robinet. L'ARS a souligné que les taux de PFAS détectés dans l'échantillon prélevé à Lille restent inférieurs aux seuils réglementaires fixés par la législation française et européenne, à savoir 0,1 µg par litre d'eau distribuée et consommée.
Malgré ces déclarations rassurantes, n’oublions pas que la présence de PFAS, même à faible dose, soulève des inquiétudes quant aux risques pour la santé publique. N’oublions pas que certains de ces composés (le PFOA et le PFOS) sont classés comme cancérigènes ou potentiellement cancérigènes par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ).
En parallèle, des investigations sont en cours pour identifier la source exacte de la pollution et mettre en place des solutions adaptées. La MEL envisage notamment l'installation de filtres à charbon actif dans les usines de traitement d'eau, une technologie efficace pour éliminer les PFAS.
Des actions de sensibilisation seront également menées auprès des industriels pour les encourager à réduire leurs rejets de PFAS dans l’environnement.
Des prélèvements effectués dans près de 90 villes, de Lille à Auxerre en passant par Saint-Jean-de-Losne et Déols, ont mis en évidence la présence de ces polluants éternels dans 43% des échantillons analysés.
Cette contamination généralisée souligne la nécessité d'une prise de conscience et d'actions à l'échelle nationale et mondiale. Les PFAS, utilisés depuis des décennies dans de nombreux objets du quotidien et activités industrielles, se sont répandus dans l'environnement en contaminant les sols, les eaux de surface et les nappes phréatiques. Leur présence dans l'eau du robinet n'est que la partie émergée d'un problème global.

L’eau du robinet présente des sels minéraux indispensables pour votre santé, mais la pollution est beaucoup trop grande. Les PFAS ne sont pas les seuls à être retrouvés, il y a d’autres substances dangereuses pour la santé comme les métaux lourds. La meilleure solution consiste à adopter un filtre à gravité. Il est couplé à un filtre à charbon actif, cela permet de réduire de 99 % la présence de ces substances chimiques.
En moins de 5 minutes, votre installation sera prête et elle permet de purifier l’eau du robinet, celle des rivières, l’eau non potable, ce qui n'est pas le cas d'une simple carafe filtrante.